Par : Webmestre
Publié : 25 mars 2015

Le 25 mars 2015 au Capitole de TOULOUSE

 

 

 

194 années ont passé depuis le 25 mars 1821. La révolution nationale est le plus grand événement historique de la Grèce moderne. Aujourd’hui, comme chaque année nous rendons modestement hommage à ces héros connus et anonymes qui grâce à leur sacrifice, nous ont permis de vivre libres. En même temps nous célébrons symboliquement l’annonciation (evagelismos qui en grec signifie la bonne nouvelle).

La civilisation hellénique est née depuis 4000ans. Les grecs n’ont jamais quitté leur terre sacrée. Les envahisseurs ont réussi à les dominer militairement, mais la civilisation grecque est toujours restée vivante et a toujours su rebondir. Même quand Byzance est tombée aux mains ottomanes, les grecs n’ont jamais cessé de croire à la renaissance. 

Depuis 1453 les grecs vivaient sous l’occupation. L’intelligence byzantine a donc fuit vers l’occident, révélant au jour des nouvelles connaissances. C’est le début de la renaissance. 
Pendant que l’occident avance, les hellènes subissent la tyrannie et la barbarie de l’occupant : pilages, catastrophes matérielles, imposition lourde, pressions ethniques et religieuses. Malgré la forte répression les grecs n’ont jamais renoncé à leur identité et peu à peu pensent reconquérir leur liberté, leur indépendance. La flamme qui est arrivée à travers des textes de patriotes éclairés était la seule lumière dans l’obscurité de l’occupation, tel l’hymne de Rigas Feraios. La nécessité de se battre pour conquérir la liberté est évidente, les hellènes ne peuvent compter que sur eux-mêmes.

Après plusieurs tentatives échouées la nation était en fin prête pour la lute finale.
L’heure approche, la révolution française et le vent de la liberté souffle sur l’Europe et renforce la conviction, c’est maintenait ou jamais.
L’insurrection s’est préparée méthodiquement pour que cette tentative réussisse. Depuis début mars tous les grecs se soulèvent sur toute la presqu’ile balkanique. Le 23 mars les insurgés rentrent libres à Kalamata, ville du sud du Péloponnèse, chassant l’armée turque.

Le 25 03 1821 les insurgés, réunis au monastère de Sainte Lavra, ont crié, Ελευθερία ή θάνατος, (La liberté ou la mort), en levant le drapeau de l’indépendance. Pendant 7 ans la Grèce devient un grand champ de bataille. Le pays est mis en feu littérairement. Une lutte inégale, où les insurgés compensent leur infériorité matérielle face à la répression ottomane par le sacrifice et le courage. C’est le prix à payer pour retrouver la liberté. Les événements tragiques et l’héroïsme des combattants ne laissent pas indifférentes les opinions publiques européennes. Les philhellènes apportent leur aide morale et matérielle à la cause grecque. A Navarino, où les marines russe, anglaise et française réunies, interviennent en faveur des insurgés, les turques subissent une lourde défaite. Avec l’aide des trois puissances, la Grèce moderne renait.

 7 ans de sacrifices, pour ne libérer que le Péloponnèse , une partie de la Grèce centrale et quelques iles. 800000 victimes pour libérer 1500000 des grecs, qui dans leurs grande majorité étaient sans toit, appauvrit, sans travail, dans un nouvel état sans structures économiques, sans institutions. Tout reste à reconstruire.

Les grecs parallèlement à la construction du pays mènent 100 ans de luttes nationales afin de libérer les territoires où se sont enracinés depuis des siècles les hellènes.
Depuis son indépendance n’ont jamais cessé de se battre pour la liberté.
Depuis 5ans la Grèce souffre d’une crise totale. Le peuple grec avec dignité et courage encaisse les dégâts d’une politique austère, punitive et inefficace.
Le message du 25 03 1821 est plus actuel que jamais, rien ne se donne, toute conquête dépend de notre capacité à lutter, à revendiquer la justice. C’est notre bataille d’aujourd’hui, pour les grecs, pour les français pour tous les peuples européens.
Les valeurs du rêve européen doivent revenir au premier plan.
L’Europe pour continuer d’être terre des droits et des libertés pour ses peuples, doit retrouver l’humanisme, la solidarité, le chemin de la justice sociale.
Vive la solidarité des peuples.
Vive la France terre d’accueil et de liberté
Vive la Grèce berceau de notre civilisation